Quand l’automobile coule dans les veines, cette passion est souvent héréditaire. Et chez les MICHEL, on n’a pas dérogé à la règle. Dans la famille, originaire de Perpignan, le père Alex, anciennement enduriste en moto-enduro, a fait goutté à Louka, dès le plus jeune âge, le monde du deux roues : «J’ai vu que la motocross n’était pas ce qu’il lui plaisait, explique Alex. Et un beau jour, Louka m’a dit qu’il aimerait essayer le karting. On avait un vieux kart dans le fond du jardin ; il a essayé et il a accroché direct.»
Alors quand deux roues ne sufÏssent pas, on en rajoute deux autres. Les débuts de Louka en karting se sont faits accompagné de son paternel à la dizaine, au départ en simple loisir sur la piste voisine, au circuit de Brissac, à Ganges. Mais comme les chiens ne font pas des chats, tous deux attirés par la compétition, le papa à dû changer de casquette pour celle de mécano. «Forcément, quand le petit a commencé à rouler, j’ai dû mettre les mains dans le cambouis. Ça m’a rappelé de bons souvenirs», sourie Alex.
À la suite d’une première année de découverte, la famille MICHEL rejoint l’équipe Rossel compétition du pilote de Rallye Alésien Yohan Rossel pendant deux saisons, avant de continuer avec son petit frère, Léo Rossel. S’en suivit plusieurs saisons en x30 ainsi que plus récemment en Kz – 125cm3 avec boite de vitesse – à sillonner les pistes aux quatre coins de la France. Aspirant à évoluer à plus haut niveau dans l’industrie du sport automobile, Louka a décidé de poursuivre son apprentissage à bord d’une Caterham. Une alternative aux monoplaces conventionnelles comme la Formule 4, mais financièrement bien plus abordable «Les Caterham sont dénoués de toute assistance électronique, direction assistée, autobloquant…, explique Louka. C’est le meilleur moyen d’apprendre, car quand on sait aller vite sans assistance, on ira vite avec.»
Toujours sous les yeux avisés des frères Rossel au coaching, Louka a entamé sa deuxième saison en monoplace à bord de la Caterham 340r, après ses débuts en Caterham Academy l’an passé. Si, pour l’instant, l’apprentissage est la clé de chaque passage dans la voiture, l’objectif reste néanmoins de grimper les échelons afin d’atteindre des catégories plus prestigieuses, comme le Grand Tourisme. «On a conscience que le niveau est très élevé et que le chemin sera long pour arriver à obtenir un baquet en GT, détaille Louka. Aujourd’hui, on prend chaque weekend comme une nouvelle opportunité de s’améliorer et de prouver ce que je vaux derrière un volant, le reste suivra si cela doit se faire.»
Une mentalité de champion dès le plus jeune âge, Louka MICHEL sait que pour réussi, il ne faut pas seulement du talent, mais également beaucoup de travail. D’ici là, le jeune bachelier poursuivra son apprentissage scolaire en BTS conseil industriel, avec toujours un oeil rivé vers son objectif
Matthieu Morel
