Deux étudiants, Gautier GIBERT et Jérémy FEVRAT, de l’Université des Sciences de Montpellier, actuellement en Master Electronique, Electrotechnique et Automatique, et passionnés de  sport automobile présentent actuellement à l’EVER à Monaco (Conférence et Exposition Internationales Véhicules Ecologiques et Energies Renouvelables) leur projet de véhicule à énergie alternative, une Renault Clio fonctionnant au « Bioéthanol ».

Fruit d’une démarche personnelle et ambitieuse, nos deux jeunes porteurs de projets ont déjà fait la preuve de leur savoir-faire : durant leur deux ans à l’IUT de Nîmes (2009-2011), ils ont pu créer un Kart à motorisation électrique, contrôlé à distance, grâce auquel ils ont participé au challenge de VIERZON, compétition nationale de karts électriques où ils terminent 3ème pour le prix de la télémétrie et de la supervision , 3ème lors de l’épreuve d’endurance de 2 heures et 2nd pour le prix de la communication.

Puis en 2013, riches de leur expérience et après étude de leurs possibilités, ils conçoivent à nouveau un projet alliant énergie alternative et performances mécaniques, une Clio fonctionnant exclusivement au bioéthanol, en vue de participer en 2014 au Rallye de Monte-Carlo des Energies Nouvelles.

Afin de remédier à leurs besoins, Gautier et Jérémy sont partis échanger et nouer des partenariats avec des professionnels du monde Automobile. Et après 4 mois de recherche de fonds, ils ont eu de nombreux retours positifs leur permettant de la réalisation de leur projet avec un groupe réduit de 3 étudiants de la faculté des sciences. Et enfin, le Monte-Carlo des Energies Nouvelles ;

– 39ème sur 68 concurrents à l’épreuve de régularité à la fin de la compétition

– 17ème sur 33 concurrents à l’épreuve de régularité et de consommation combinée

– 4ème équipe sur 12 à l’épreuve de régularité en équipe.

Pourtant, leur projet ne s’arrête pas là : leur concept est de créer un véritable véhicule laboratoire évolutif. Pour l’instant, il s’agit d’améliorer le rendement du bioéthanol grâce à un turbocompresseur. Mais demain, ils projettent l’intégration de multiples capteurs, notamment pour mesurer la teneur en éthanol du carburant ou pour obtenir un spectre du rejet des particules , ou encore concevoir un traceur GPS pour avoir suivre en temps réel le véhicule et les données qu’il transmet, et même améliorer la fiabilité de la mécanique pour gagner des places au prochain Monte-Carlo des Energies Nouvelles !

L’espoir qu’ils nourrissent est aussi d’opérer un jour un rapprochement entre leur IUT de Nîmes et l’Université de Montpellier en proposant aux élèves un projet continue sur les deux cursus. Et le moteur de se rapprochement réside dans l’aboutissement de leur projet.