IRC MONTE CARLO : TWINGO CHAZEL VAINQUEUR DU GROUPE R2

Posté par Guillaume | Dans Pilotes, Résumé épreuves | Le 24-01-2011 |

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titreUne édition 2011 qui a tenu ses promesses. Après une première journée idéale, l’arrivée surprise de la neige a piégé plus d’un concurrent, et peu nombreux sont ceux qui ont su éviter les pièges… Parmi eux, Lefebvre qui prend le groupe R2, et Maurage qui termine ainsi le troisième rallye de sa jeune carrière. Une belle satisfaction pour l’équipe Chazel !

Chazel : « La démonstration de notre excellence »

A l’arrivée, Renaud Chazel est rayonnant. « Remporter le Groupe R2 avec notre Twingo, sur une épreuve de ce niveau, est une sacrée récompense. C’est un résultat attendu qui vient sanctionner la qualité du travail de mon équipe. Je le dis souvent, une course se gagne surtout avant, à l’atelier. La qualité de la préparation de nos autos a permis cette nouvelle victoire, cette fois en R2. Mon travail au quotidien est d’approcher au plus près l’excellence, et le concrétiser sur la piste est la confirmation du bien-fondé de cette exigence. C’est valorisant pour l’image Chazel, mais également pour l’image du constructeur et de Renault Sport Technologies qui nous font confiance. Ce Monte-Carlo me laissera un excellent souvenir, de par cette victoire tout d’abord, et aussi grâce aux concurrents dont nous nous sommes occupés. Jean-Jacques Fournier a fait un début de course magnifique, et nos deux petits jeunes ont toujours été à l’écoute de mes conseils, ils ont su les appliquer et sont tous les deux à l’arrivée de ce rallye malgré leur manque d’expérience. Stéphane Lefebvre, qui prend le R2 avec la Twingo, a été formidablement aidé par son copilote (choisi par son père, NDLR) Nicolas Gilsoul, qui est aussi l’artisan de cette victoire. Il y a longtemps que je n’avais pas vu un copilote de cette pointure… »

Lefebvre : « Un résultat inespéré ! »Lefebvre

Stéphane Lefebvre, on l’a dit, est un jeune pilote avec encore peu d’expérience. Il a pourtant signé un magnifque Monte-Carlo, ou il amène sa Twingo en tête du Groupe R2. « Ce résultat est inespéré. La première journée a été difficile pour moi, ça n’allait pas bien. Du coup, j’ai attaqué la seconde journée tranquille, sans me mettre la pression. Puis les abandons ont commencé à remettre tout en cause, il devenait possible de faire quelque chose… La neige est arrivée, et là je me suis mis à rouler fort, j’étais bien. J’ai même fait le 10e temps scratch dans l’ES 8 ! Du coup, je prends la tête du R2. Je n’aurai jamais pensé faire un tel résultat. La fin du rallye s’est résumé à une bagarre sans merci avec Stéphane Pellegrin, et je termine avec seulement 6/10e d’avance. Pour conserver notre place, on a fait la dernière boucle à 120%… on a tout donné, et ça a payé ! Je te l’avais dit avant le rallye, mon copi, Nicolas Gilsoul, a une grande expérience, y compris du Monte-Carlo qu’il a fait plusieurs fois. Il est certain que cette victoire est aussi la sienne, il m’a épaulé tout au long de l’épreuve, c’est quelqu’un de formidable et je le remercie. L’équipe Chazel a fait un excellent travail dans une ambiance parfaite. » Renaud Chazel me disait d’ailleurs avoir mis tous les atouts du côté de Stéphane lors de la dernière assistance, pour lui permettre de rester devant… « C’est vrai que la voiture était parfaite, et, en particulier sur la fin, on s’est vraiment fait plaisir. Et puis le Monte-Carlo, c’est une ambiance terrible, avec des spectateurs partout, je n’oublierai pas ce rallye. Et si je remercie Chazel Technologie Course pour tout ce qu’il m’ont apporté, je veux aussi remercier mes parents grâce à qui tout cela a été possible… »

MaurageMaurage : « Un souvenir inoubliable ! »

Sentiment partagé pour Mathieu Maurage à l’arrivée, qui oscille, à tort, entre satisfaction et déception. « Le rallye avait plutôt bien démarré. J’étais très bien dans la voiture, avec le bon rythme. J’ai réussi à ne pas trop mettre la pression et à ne pas faire de fautes. Résultat, à l’issue de la première journée, je pointe 26e au Général et 3e des Clio R3. Cela m’a mis en confiance, et j’ai attaqué la deuxième journée quasiment sur la même cadence, avec quand même un peu de retenue car des plaques de verglas étaient annoncées. A l’issue de la première boucle, je conserve ma position de la veille. Ensuite, les choses ont changé. Les ouvreurs ont bien annoncé de la neige, mais en précisant qu’elle ne tenait pas. Je suis parti en pneus pluie, et, à un moment, je me suis retrouvé dans une vraie tempête de neige… A dix minutes près, ça aurait été bon ! A chaque virage, j’avais l’impression que j’allais finir dans le fossé ou m’arrêter dans un arbre ! Dantesque… Je perds 20 minutes et tout le bénéfice de ce que j’avais fait jusqu’alors. Mais si j’étais déçu d’avoir tant perdu, je peux te dire que j’étais heureux d’être à l’arrivée ! Comme je ne pouvais plus viser une place, j’ai consacré la troisième journée à rouler pour emmagasiner de l’expérience, et en rentrant à Monaco, j’étais particulièrement heureux d’avoir déjoué les pièges. » La dernière partie du rallye, c’est le Turini. L’as-tu trouvé à la hauteur de sa réputation ? « Encore plus que ça ! Pour le premier passage, j’ai eu un petit problème électrique et je « perds » la rampe de phares. Puis le câble d’accélérateur saute. je le remets, et je repars. Dans le stress, j’oublie de verrouiller le capot. Résultat, un kilomètre plus loin, je le prends dans le pare-brise… tout cela me coûte 3 minutes, mais je conserve ma place ! L’équipe Chazel fait alors un travail super, et dans les 20 minutes d’assistance, outre le travail habituel, arrive à détecter l’origine du problème et à le réparer. Tout cela sans panique et avec efficacité. Vraiment, je leur tire mon chapeau. Résultat, je repars pour le dernier passage avec une auto au top. Je me suis fait vraiment plaisir, et j’ai fait un peu de spectacle… Là, j’ai vraiment profité de l’ambiance particulière du Turini. Ce rallye, ce sera vraiment un souvenir inoubliable… »

Fournier : « On revient en 2012… »Fournier

Jean-Jacques Fournier a remis la combinaison, qu’il avait raccroché depuis quelques temps, pour fêter le centenaire du Monte-Carlo. « C’est vrai que c’était pour cette occasion, et c’est grâce à Jean-Luc Fustier que cette opération a pu être menée. C’est lui qui s’est occupé de tout, mais lui et moi sommes un vieux couple. On était sur les bancs de l’école ensemble, il est donc bien normal que nous nous soyons retrouvés dans une même auto pour courir, depuis 1977… Et c’est lui l’instigateur de ce retour. Le premier jour, on a été super bien, mieux même que ce que l’on aurait pu penser. Il ne m’aura fallu qu’une dizaine de kilomètres pour me remettre en jambes. J’ai même été obligé de me calmer dans la dernière spéciale, j’étais parfois limite. En tout cas, le soir, notre place était au-delà de nos espérances. Malheureusement, nous avons été trahis par la mécanique la deuxième journée… Nous sommes très déçus, mais on ne va pas épiloguer là-dessus, ce sont les aléas de la course. On gardera avec Jean-Luc le souvenir d’une ambiance parfaite, d’une équipe Chazel formidable et d’un rallye qui reste mythique. D’ailleurs, avec Jean-Luc, on s’est promis de revenir en 2012… D’ici là, on ira rouler un peu pour ne pas trop se rouiller. Il est probable que nous soyons au départ du Lyon Charbo… chez Chazel ! »

Propos recueillis par Daniel PERRIN pour CHAZEL TECHNOLOGIE COURSE
Photos Matais1 – Stef de Védas – Stéphane Faure

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